• undefined
  • undefined
  • undefined

Buenos Aires !!


02/06
Le vol est trèèèès long mais nous voyageons dans de bonnes conditions avec Qatar Airways ! Après 2h30 de vol, nous nous arrêtons à Singapour pour une escale technique. Juste le temps d'aller un peu se dégourdir les jambes qu'on rembarque pour un vol de 7h30 direction Doha au Qatar. Le vol passe rapidement, entre dodos et films à volonté !! Un petit stop de 4h et il faut retourner dans notre Boeing pour 14h cette fois-ci ! Là ça se complique. Au bout de 7h on commence vraiment à s'impatienter ... Yannick imagine des stratagèmes pour s'allonger dans l'allée centrale mais renonce finalement pendant qu'Anne-Laure se demande pourquoi elle ne s'est pas trouvée un homme d'affaires riche qui la ferait voyager en classe business ;-). On finit par arriver à Sao Paulo où nous descendons de l'avion sans même réfléchir jusqu'à ce qu'une fois dans l'aéroport, on nous dise que les personnes qui vont à Buenos Aires devaient rester dedans ... La honte ! Mais heureusement, on ne nous en tient pas rigueur et on nous autorise à réembarquer. 2h30 plus tard, nous atterrissons à Buenos Aires. Enfin !!!
Nous retirons quelques pesos argentins et trouvons un comptoir de taxi. Et là le choc, 198 pesos, soit un peu moins de 40 euros ! Sachant qu'une course de taxi ne nous a jamais coûté plus de 10 euros en Asie, nous sommes un peu surpris. Mais il est tard et nous sommes pressés de rejoindre notre chambre d'hôtel donc nous nous résignons et montons dans la voiture. Yannick se fait un plaisir de parler foot avec le chauffeur de taxi, qui est une vraie religion ici. Heureusement pour nous, le trajet est rapide et, vers 22h30, nous posons nos bagages et savourons une bonne douche chaude.
La nuit sera un peu courte. Vers 5h du mat', nos yeux sont grands ouverts. On ne se remet pas aussi vite d'un décalage horaire de 11h !

03/06
Nous prenons notre petit déjeuner à l'auberge. Anne-Laure coule une petite larme et se demande où sont passés ses pancakes banane nutella !!
La température est fraiche de bon matin, moins de 5° ! On est où là ?? C'est quoi cette mauvaise blague ?? Nous nous servons de l'intégralité de notre garde-robe pour nous vêtir et prenons notre courage à deux mains pour nous lancer à l'assaut de la visite du quartier de San Telmo. On est dimanche, et c'est le jour du grand marché et de la brocante qui s'étire dans de nombreuses ruelles de ce quartier. Nous découvrons nos premiers stands d'objets et vêtements artisanaux. Nous achetons un adaptateur, des petits drapeaux pour coudre sur nos sacs à dos et un collant chaud pour Anne-Laure. La visite est sympa, d'autant que le soleil montre enfin le bout de son nez.
Après ces quelques achats, nous prenons notre premier métro depuis près de 4 mois en direction de Retiro, le gare routière. Le métro est un peu vieillot, et surtout celà nous rappelle la vie stressante de Paris. Mais nous y sommes au chaud, ce qui n'est pas désagréable après tout.
À la gare routière, nous recueillons les infos que nous cherchions sur les trajets en bus vers les Chutes d'Iguazu. En sortant de là, nous passons devant un resto que l'on nous avait conseillé et dont la spécialité est les empañadas (sortes de mini pizzas calzones à la viande, au fromage ou aux légumes). Malheureusement, il est fermé le dimanche midi. Nous décidons donc de rentrer à pied vers l'hôtel. Sur la route, nous nous arrêtons grignoter un morceau et gouter nos premières empañadas, plutôt sympas.
Nous en profitons également pour faire un passage par le supermarché et acheter de quoi cuisiner un petit plat dans la cuisine de l'auberge. Nous nous rappelons de Paris et de nos pâtes bolo du dimanche soir et décidons de respecter la tradition.
La petite heure de sieste prévue se transforme en deux grosses et nous nous pressons pour rejoindre notre dernier objectif du jour, un grand centre commercial ! Nous cherchons le fameux blouson qu'Anne-Laure n'a pas trouvé à Bali. Après un premier tour des nombreux magasins de cette galerie marchande, nous sommes condamnés à admettre que nous ne trouverons rien de bien à un prix raisonnable (selon nos critères asiatiques) et nous lançons dans un second tour. Finalement, Anne-Laure trouve une grosse doudoune qui semble assez chaude. Comment ça on ne négocie pas ici ?? Je m'en fiche qu'on soit chez Zara moi ;-)
Une fois le Grâal trouvé, nous rentrons et nous lançons dans la confection de notre petit plat. Le coup de main est moins assuré. 4 mois sans toucher une casserole, ça fait oublier les fondamentaux ! Mais au final on se régale, pour un prix incomparable avec les restos de la ville, plus proches de ceux de Paris que de ceux de Bangkok.

04/06
Nouveau réveil matinal, même si nous avons gagné une petite heure par rapport à hier.
Aujourd'hui, nous changeons d'hôtel car Jérémie nous rejoint et nous avons réservé une chambre triple. Heureusement, le nouvel hôtel se trouve à une centaine de mètres. Nous retrouvons notre compagnon de route pour les 3 prochaines semaines.
Devant le succès d'Aurélien et ses récits palpitants en Indonésie, nous décidons à nouveau de laisser la plume à nos visiteurs. Jérémie s'y colle le premier ...

"Ladies and gentlemen, this is your captain speaking! We will be shortly beginning our descent to Ministro Ezeizo airport in Buenos Aires. Local time is 7.30 am and ground temperature is 2 degrees centigrades"
Oui oui, il fait bien 2 degrés à mon arrivée à BA, le journal tv titre sur la "vague polaire" présente sur la région. Je retrouve donc Anne-Laure et Yannick, emmitouflés dans tout ce qu'ils ont d'habits, avec la fameuse doudoune, choc termique pour eux ! Leur espagnol semble assez pauvre puisqu'ils répètent en boucle à l'employé de l'hotel "califaccion, califaccion", jusqu'au moment où le chauffage commence à souffler 30 degrés d'air chaud !
Parés pour affronter ces conditions extrêmes nous partons en métro visiter la ville. Sur les conseils de Pierre, ami de mes guides du jour, nous allons directement à Las Canitas, "Le Marais" local selon lui. Quelques rues très sympathiques à l'Est de la ville, avec petites boutiques et terrasses de restaurants. Mais alors un Marais très très calme... Ca bouge probablement un peu plus le soir, le week-end et surtout quand les températures sont plus clémentes. Première constatation en mordant dans le sandwich de midi, les prix sont proches de ceux de Paris, ce qui n'aide pas au dépaysement.
Nous rentrons à pied jusqu'à l'hôtel en traversant les quartiers historiques de Palermo, Recoleta et Centro, passant de parcs à ruelles et grandes avenues, promenade rythmée par quelques averses. Premier rayon de soleil et photo qui vaut le coup en passant devant l'entrée du cimetière de Recoleta, avec sa petite église blanche et ses céramiques bleues.
Un autre thé plus tard nous commençons à nous préparer pour la soirée chez notre ami Guigui (alias Guichermo pour les Argentins), qui vit à Buenos Aires depuis 3 mois. Nous nous chargeons du vin local, lui des empanadas (chaussons fourrés à la viande), ce sera un délice. Chez lui nous attendons sagement nos copains Eléa et Alex pour la suite des aventures. Les voilà, quel plaisir de tous se retrouver ici, le festin peut commencer ! Bien sûr, nous harcelons Guigui de questions pour savoir quoi visiter le lendemain, et nous mettons d'accord pour déjeuner avec lui dans Microcentro.

05/06
Deuxième jour, énorme petit dej avec le Nutella rapporté de Paris, et les copains viennent nous chercher pour commencer une journée plus ensoleillée. Les appareils photos s'avèrent utiles lorsque nous arrivons à la fameuse Plaza de Mayo, avec la Casa Rosada où siège le gouvernement argentin, superbe bâtiment rose. La pause culturelle du jour est la visite de la Cathedrale Monumentale, dont les piliers de facade sont inspirés du Palais Bourbon, on n'a donc pas l'impression d'entrer dans une église. Là repose la dépouille du Général don Jose de San Martin, le plus grand personnage de l'histoire argentine. Grand révolutionnaire, il a combattu les Conquistadors Espagnols pour mener son pays vers l'Indépendance, mais également le Chili, le Perou et l'Equateur !
Nous tournons autour de cette place avant de retrouver Guigui dans un petit resto du quartier des affaires de la capitale pour un repas tout en canellonis ! Sur ses conseils nous poursuivons notre visite, à pied et au soleil, par les quais. Anciens docks d'un port de commerce, le quartier a été récemment réhabilité. De grands immeubles d'habitations en verre font face à des petits restaurants et cafés qui étalent fièrement leurs tables à l'extérieur. Beau cadre pour les photos, surtout lorsque l'on croise un superbe 3 mâts qui a fait plus de 50 tours du monde... Visite intéressante et ludique pour les grands enfants que nous sommes !
Du port nous remontons à pied vers le quartier de San Telmo, aux multiples échoppes sur rue. Bien inspirés, Eléa et moi découvrons au détour d'un petit passage un créateur de chocolats qui insiste pour nous faire tout gouter, pas besoin de préciser que nous nous exécutons.
Le retour se fait via la boulangerie française de la capitale et l'épicerie locale pour re-gouter le Malbec argentin. Il faut bien celà pour accompagner le foie gras ramené de Paris. Guigui nous ouvre un Chandon (sorte de champagne local mais pas du Moët), car nous avons quand même un évènement à fêter, avec 3 jours de retard : l'anniversaire d'Alex. Il ne s'y attend pas et est gâté, il aura le droit à un vol en hélico au-dessus d'Iguazu... Le récit au prochain article !
Point d'orgue de notre visite de Buenos Aires, le restaurant Las Cabreras pour une dégustation de mets locaux. Les légumes sont là uniquement pour le decorum, car ici on mange de la viande ! Ojo de bife de 600 grammes pour chaque couple, Bife de chorizo de 800 grammes que je partage avec Guigui. Certainement les meilleurs pièces de boeuf, presque aussi larges que longues, cuites au grill comme on ne sait pas les faire, juteuses et tendres à souhait, se mariant bien au Malbec bien sûr ! L'ambiance et le service sont au niveau du contenu de nos assiettes : excellents. Le décalage horaire se fait sentir après cette belle journée de visite que nous terminons dans un bar animé du quartier.

06/06

Le troisième jour dans la capitale n'est pas le plus agréable car le vent frais est très présent mais nous arpentons les rue piétonnes du centre tranquillement avant de rejoindre Guigui une dernière fois, avec grand plaisir.
Nous nous rendons ensuite directement au quartier typique de La Boca, à l'extrémité Sud de la ville. Un quartier pauvre mais très coloré où l'on vient à la rencontre des artisans locaux et des danseurs de tango. Malheureusement le soleil n'étant pas au rdv nous sommes les seuls touristes ici et la rue est très paisible. Un passage obligé pour Yannick devant le stade de la Bonbonera tout en jaune et bleu. Les quelques rues touristiques sont surveillés par des policiers, ce qui n'est pas très rassurant ...
Nous filons ensuite au café Tortoni, un vieux café (de type parisien) sur l'Avenida de Mayo pour se réchauffer autour d'un thé ou chocolat chaud. C'est une nouvelle occasion pour nous d'écouter le récit des aventures asiatiques des amoureux voyageurs qui répondent à nos nombreuses questions, la principale étant : "où mange-t-on le mieux ?" !!!
Nous récupérons les sacs et prenons le métro vers la gare routière. On a un petit look Pékin Express avec nos "backpackers" mais le voyage ne se fera pas en stop. Pour plus de 17h de route nous serons très confortablement installés dans un gros car.

Lien vers l'article précédent : Kuta

Lien vers l'article suivant : les chutes d'Iguazu

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire